Notre scénario

Chascomus territorialisé et diversifié

Un Chascomus territorializado y diversificado

Ce scénario constitue une proposition prospective de notre équipe de travail, qui s’est également prêté au jeu, en prenant en compte les apports lors du jeu de territoire, mais aussi les éléments de compréhension issus notamment des entretiens menés à Chascomús. Ainsi ce scénario est une étape supplémentaire dans le processus de construction, qui ne demande qu’à être repris à son tour, et nourri de toujours plus de visions partagées.

Quelle prospective ?

Le scénario s’appuie sur 5 dynamiques territoriales :

  • Une identité territoriale comme environnement et production de qualité, axée sur l’idée de marque territoriale et la participation active de la population locale.

  • Un « Corridor agraire » qui connecte les villages à l’est du territoire et s’appuie sur une diversification d’activités économiques et touristiques.

  • Un équilibre entre ville et campagne avec une infrastructure cohérente en termes de déplacements et d’éducation.

  • Un territoire décentralisé qui s’appuie sur un réseau d’industries de transformation et de pôles industriels qui profitent de la présence de la voie ferrée et d’infrastructures.

  • Une valorisation de la proximité avec le grand Buenos-Aires et La Plata pour dynamiser une économie touristique en développement.

Nouveaux éléments de réflexion apportés par le débat

  1. Des modèles de production et de développement touristique controversés

Le débat qui a suivi la présentation du scénario a mis en exergue quelques éléments de controverse.

Deux modèles de production se confrontent : l’une propose de développer une production écologiquement responsable sur tout le territoire, alors que d’autres mettent en avant l’impossibilité du tout agroécologique, car l’interdiction des produits agrochimiques aujourd’hui ferait diminuer la rentabilité.

De la même manière, des divergences de visions sont apparues concernant le développement des villages : certains projettent des potentialités de développement patrimonial de ces villages alors que d’autres pensent le développement touristique seulement autour des lacs.

La perception d’une contradiction entre l’enjeu de limiter la population qui est sorti dans les tables et la volonté de profiter de la proximité de BA et La Plata a également été mentionnée, et nécessite probablement une certaine vigilance.

  1. Des pistes de gouvernance à creuser

  • Rechercher de nouvelles formes d’organisation sociale qui ne soient pas centrées sur l’aspect économique.

  • Planifier pour mieux anticiper la tendance migratoire et tout ce qu’elle implique en termes de développement. Si rien n’est fait, Chascomús risque de devenir une partie de la banlieue du Grand BA. C’est pourquoi chacun doit prendre sa part de responsabilité dans le processus et tenter de travailler sur ce qui est à sa portée. Nous ne devons pas planifier en fonction des contraintes mais plutôt se donner des objectifs à long terme.

  • Développer une stratégie nationale et régionale pour les infrastructures routières et voies de communication notamment, car au niveau local, l’Etat n’a pas les moyens de répondre aux problématiques. Se pose la question de la reconstruction de l’Etat. L’Etat doit être plus présent comme constructeur et contrôleur, mais la population doit aussi se prendre en charge.

  1. Des pistes d’actions territorialisées à développer

  • Adapter le programme scolaire du secondaire notamment, au regard des besoins locaux.

  • Etudier la faisabilité de la mise en place de services locaux qui peuvent réellement être développés dans le futur.

  • Mettre à profit la capacité du territoire à être en mesure de produire des aliments sains, avec une complémentarité eau, milieu, alimentation.

  • Prendre en compte la question de l’échelle pour sortir du contexte local, afin de repenser les liens avec le territoire régional (bassin versant du Salado) et avec Lezama, et non seulement les liens à l’intérieur du district. Est apparue une nécessité de créer des espaces de concertation, alors que Chascomus se trouve à 130km d’une mégalopole.

  • Localiser le développement en fonction des contraintes naturelles (inondations, eau), contrôler nos activités, et non chercher à dominer la nature.

Comment envisager la suite du projet ?

Des problématiques actuelles ont également émergées quand aux moyens de faire évoluer le projet. Il est apparu que la démarche ne devait pas être rattachée à un projet politique, mais bien à un projet sociétal pour éviter que le projet ne subisse les changements politiques aux prochaines élections. La question a alors été posée de savoir qui allait accompagner la démarche de projet dans le futur, ce qui pouvait éventuellement être fait au niveau de l’INTA et de la municipalité. Comment aborder la question d’une action participative et partagée au cœur de la planification ?

Alice, Luciano.